Protéger la plaine, une nécessité vitale pour Voreppe

Plaine_agricoleLe Plan d’Aménagement des Espaces Naturels (ou PAEN) est un dispositif interministériel visant à préserver les espaces agricoles et naturels de l’urbanisation grandissante des terres.

En France, c’est l’équivalent d’un département tous les 10 ans qui disparaît du monde agricole et naturel au profit de l’étalement urbain.

La position géographique de Voreppe soumet notre ville à cette pression d’urbanisation. Préserver la coupure verte doit rester un objectif majeur pour ne pas être en continuité urbaine avec l’agglomération grenobloise. C’est l’identité de notre commune qui est en jeu.

L’ensemble de la profession agricole est en accord avec la nécessité de protéger ces espaces sur le long terme.

Il existe plusieurs dispositifs légaux pour une telle protection :

  • le classement en zone agricole et/ou naturelle par l’intermédiaire du PLU : ce classement est le plus « faible » puisqu’il dépend des révisions de PLU décidées par les communes quand elles le souhaitent
  • la ZAP, Zone Agricole Protégée qui est de portée préfectorale : là aussi, ce classement peut être remis en question localement au gré des tractations et de la pression foncière
  • le PAEN (Loi du 23 février 2005 – Code de l’urbanisme) qui cible une zone et un plan d’action pour protéger ces espaces : de compétence départementale, sa remise en question passe par un décret interministériel. Sa remise en cause est donc bien plus difficile

C’est à l’initiative de Voreppe, puis de la CAPV, que le projet de PAEN « Plaine de l’Isère » a vu le jour. Il s’étend dans la vallée de l’Isère de Sassenage à Tullins, suivant une vision globale d’équilibre agricole et naturel aux portes de l’agglomération grenobloise. Porté par la CAPV à la demande du Conseil Général de l’Isère, il est désormais géré au sein de VEGA, regroupant d’égal à égal CAPV et Metro.

Les limites géographiques sont aujourd’hui définies, la mise en œuvre et le programme d’action restent à travailler et à définir pour obtenir l’accord de tous. Certains propriétaires s’inquiètent de la durée de préservation des parcelles et de leur possibilité à maîtriser leur bien dans la durée.

Nous serons vigilants à ce que le monde agricole soit pleinement associé et décideur de ce que ces espaces deviendront dans le respect des contraintes géographiques d’une agriculture péri-urbaine et de la nécessité de préserver sur le long terme la coupure verte, identité forte de Voreppe.

La Presse en parle :

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