Et la chaufferie bois ?

megaphone« Dans le même temps, la municipalité avait le projet d’installer une chaufferie bois sur les terrains de tennis (Comme s’il n’y avait pas d’autres terrains libres à proximité). » Luc Rémond – Voreppe 2014, Lettre #02

C’était effectivement le meilleur emplacement possible pour que le réseau de chaleur bois soit efficace.

Il fallait en effet tenir compte :

  • de la nécessité que le terrain appartienne à la commune car il n’était pas possible d’entrer dans une négociation pour acheter des terrains privés (durée de la négociation et coût)
  • d’un positionnement central nécessaire pour faire fonctionner l’ensemble du réseau avec le moins de pertes de chaleur possibles
  • d’un certain éloignement par rapport aux habitations les plus proches afin de limiter les inquiétudes de voisinage liées à des pollutions (sonore, cheminée), même si celles-ci sont extrêmement faibles.

Le réseau de chaleur est en effet un projet qui permet une grosse diminution des rejets de CO2 (70% de moins que dans la situation actuelle au gaz). Les autres rejets (particules notamment) sont faibles (inférieurs aux normes européennes et 10 fois plus faibles qu’une seule cheminée à foyer ouvert) et maîtrisés (2 filtres). Il permet en outre l’utilisation de bois de la région et des emplois locaux.

megaphone« Pour d’obscures raisons de pollution du sous-sol, dévoilées a posteriori, [...] voilà qu’elle [la chaufferie] a été transférée, en catimini, sur le terrain stabilisé …» Luc Rémond – Voreppe 2014, Lettre #02

FAUX

La pollution qui est (malheureusement) bien réelle a immédiatement été annoncée dès sa détection à l’opposition.

L’information au public nécessitait d’avoir des réponses claires sur l’ensemble des risques encourus. Des études ont dû être faites par un bureau d’étude.

Celles-ci ont pris un certain temps, et il n’était pas possible d’attendre leur résultat, sauf à rater la date limite de dépôt de dossier auprès de l’ADEME pour l’obtention d’une subvention (ce qui se serait avéré problématique, dans la mesure où il était annoncé des perspectives de baisses sensibles des subventions pour les prochains appels à projet). Or sans cette subvention qui devait couvrir au minimum 35% du coût total, la réalisation de la chaufferie devenait impossible.

Le lien a donc été fait avec le dossier en cours sur le terrain synthétique (qui mettait en évidence le peu d’intérêt à conserver 2 terrains sur le complexe Ernest Pigneguy).

Il nous a semblé intéressant pour l’intérêt collectif et les aspects de développement durable, d’aller au bout de ces deux projets plutôt que d’un seul.

 megaphone« (…) les sols seraient pollués pour une chaufferie mais pas pour des terrains de tennis » Luc Rémond – Voreppe 2014, Lettre #02

 
En effet, des polluants enfouis et non volatiles (pas d’émanations de gaz), n’ont aucun effet sur les personnes qui évoluent dessus.

Par contre, la construction d’un bâtiment aurait nécessité des fondations et, par le même coup, un contact avec ces polluants.

Rappel : Ce réseau n’entraîne aucun impôt supplémentaire puisqu’il est financé par ses seuls abonnés.

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