Sécurite civile : sauvegarde et prévention

dangerL’une des activités au cœur des préoccupations des élus concerne la prévention des risques sur la commune. Bien que cette préoccupation ne soit pas toujours visible pour la plupart des habitants de Voreppe, notre devoir s’applique au quotidien et se traduit essentiellement par deux orientations :

  • mettre en œuvre les moyens de prévention et de protection pour éviter tant que possible toute source d’accident
  • mettre en place les moyens de sauvegarde pour être prêt le jour où un accident majeur survient.

Ces deux orientations s’accompagnent naturellement de l’information correspondante en direction des habitants de la commune.

La politique de prévention des risques à la source

Dans cette première orientation, la commune a accompagné un certain nombre de travaux dont la responsabilité appartient à l’État.

On peut citer principalement la mise en œuvre du plan de prévention des risques naturels (PPRN) et le plan de prévention des risques technologiques (PPRT).

Risques naturels

La principale action de la commune durant ce mandat a concerné les travaux de protection des falaises des Balmes. Une première étude avait été réalisée lors du mandat précédent mais aucune démarche de protection n’avait encore été réalisée suite à cette étude.

Le récit des différentes tranches de travaux effectuées à ce jour est rapporté dans un article dédié.

Il reste aujourd’hui une dernière tranche à réaliser dans 2 secteurs déjà partiellement protégés et dans des zones dont les risques ont été estimés moindres. Ces travaux seront réalisés en 2014, en accord avec le budget voté.

D’autres actions, moins spectaculaires, ont eu lieu comme – pour ne citer que quelques exemples :

  • Parc_Le_François_1la mise en place d’un programme d’entretien des arbres (recensant plus de 2500 spécimens sur la commune), puis l’abattage de certains arbres devenus vieux et dangereux, réalisé en tout premier lieu dans le parc Lefrançois, en raison de sa forte fréquentation.
  • les travaux de consolidation des routes (chemin des Chevaliers, route de Chalais, chemin J. Monnet,…).

Risques technologiques

Tout comme pour les risques naturels, plusieurs réunions publiques ont été organisées sur ce sujet.

Les élus ont également largement contribué à intensifier le dialogue avec l’entreprise Stepan Europe (classée SEVESO II seuil haut), le monde associatif et la préfecture.

Nous avons ainsi pu noter une préoccupation croissante de cette entreprise pour d’une part, mettre en oeuvre tous les moyens en sa possession pour la diminution des risques sur son site, et, d’autre part, pour faire la transparence sur ses activités et nous répondre sur sa façon d’aborder les problèmes.

Les moyens de sauvegarde

secoursEn cas de catastrophe, si les secours sont de la responsabilité de la préfecture (assurant le pilotage de la gendarmerie et des pompiers), la commune doit quant à elle assurer la sauvegarde de ses habitants et des personnes qui peuvent se trouver sur la commune à ce moment-là.

Pour assurer cette sauvegarde nous avons mis en place un plan communal de sauvegarde (PCS). Aucun plan de la sorte n’existait à notre arrivée en 2008 alors que l’usine Stepan Europe est implantée sur notre commune depuis plusieurs décennies, que des transports (exceptionnels ou non) de produits potentiellement dangereux traversent quotidiennement notre commune et que le risque d’innondation (par rupture de barrage ou crue exceptionnelle) n’est pas nul.

Ce document référence donc les procédures à mettre en oeuvre dans le cas des risques précités – entre autres – et les moyens mobilisables pour assurer la coordination des actions menées au niveau civil avec celles diligentées par la préfecture et la gendarmerie.

En effet, le plan prévoit la mobilisation d’un grand nombre de personnes, élus et salariés communaux, pour aider à la mise en place du système d’alerte et de la logistique nécessaire pour recueillir et héberger toutes les personnes qui se trouveraient en situation de danger.

Ce n’est pas au dernier moment que l’on se préoccupe de savoir où récupérer des couvertures ou bien si un numéro de téléphone est encore bon, de qui doit ouvrir les gymnases pour accueillir du public ou si les prises téléphoniques des services de secours sont compatibles avec nos systèmes.

Plusieurs exercices ont ainsi été réalisés au cours de ces dernières années afin de vérifier le bon fonctionnement du PCS et de remédier aux différentes lacunes décelées.

L’information donnée aux Voreppins

dicrimUne plaquette d’identification des risques et d’information sur les bons réflexes, a été compilée dans un document appelé DICRIM et distribué à l’ensemble des habitants de la commune. Une réunion d’information publique a eu lieu au moment de sa sortie.

Considérant que l’information était le meilleur moyen d’éviter la peur par méconnaissance des risques, nous avons également mis en place dans le cadre de l’agenda 21, des rencontres intitulées : « Les ateliers du risque ».

Ouvertes à tous, ces rencontres ont pour objectif aussi bien de transmettre de l’information que d’en recueillir.

Une première rencontre a eu lieu fin 2012 sans thème particulier, afin de connaître les principales préoccupations de chacun et d’établir un ordre de priorité.

Une deuxième rencontre a eu pour thème: « Quel air respirons-nous ? ». Cet atelier a été réalisé avec la participation de l’ASCOPARG et du Pays Voironnais, responsable de la qualité de l’air pour notre territoire.

Parce que l’Urgence ne s’improvise pas, nous avons oeuvré pour que la sécurité civile soit opérationnelle le moment venu. En espérant que cela n’arrive jamais. C’est pourquoi nous nous sommes tant attachés à la prévention.

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