Une gestion rigoureuse pour maîtriser les dépenses

tirelire
Les 6 ans qui viennent de s’écouler ont été marqués par une activité intense et la nécessité de réagir à deux tendances.

  • La première, ancienne, héritée du passé : une gestion à vue. La commune a vécu pendant une période trop longue au-dessus de ses moyens, affichant une masse salariale importante, pas utilisée au mieux de ses possibilités et révélant le constat de situations précaires d’une partie du personnel communal (sans statut, quelques heures de travail non suffisantes pour vivre, CDD à répétition…). De plus, il n’existait aucun outil de prospective permettant d’anticiper les évolutions du fonctionnement et encore moins de plan pluriannuel d’investissement.
  • La seconde, conséquence de la crise économique : peu de temps après notre arrivée à la mairie en 2008, la commune a dû faire face à une baisse de ressources brutale (mise en liquidation de la Papeterie Matussière et Forest et suppression de la taxe professionnelle, notamment), qui s’est traduite par une perte globale de plus d’un million d’euros (sur 13 millions de recettes), situation sans pareil dans les communes du Pays Voironnais.

La première décision prise, dès 2008, pour faire face à cette situation, fut un moratoire sur les investissements permettant de prendre le temps de la décision, en s’assurant de nos possibilités réelles.

Pour ce faire nous avons élaboré un certain nombre d’outils :

  • une prospective financière à 8 ans, permettant d’anticiper toutes les variations de nos dépenses et de nos recettes,
  • un plan pluriannuel d’investissement (PPI), précisant les années de réalisation des investissements, et surtout chiffrant les dépenses de fonctionnement induites, méthode saluée par le Pays Voironnais et surtout par les partenaires bancaires [1].
  • une comptabilité analytique de nos dépenses, pour connaître les coûts totaux et réels des actions, des équipements, et des politiques menées
  • une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences,

Ces outils indispensables à un pilotage précis des enjeux financiers, ont été accompagnés par une rigueur de gestion

  • optimisation des recettes de service (restaurant scolaire, crèche, école de musique, médiathèque…),
  • gel de nos dépenses courantes (en référence au budget 2009), limitation de l’évolution à 2,5% des dépenses de personnel,
  • mairie_2recherches d’économies faites dans tous les secteurs : baisses des coûts de communication, des festivités (pots), baisse du nombre de véhicules utilisés par les services municipaux (suppression de ceux du Maire et du Directeur Général des Services), plus de « tables ouvertes » dans certains restaurants de la commune au frais des Voreppins, comme ce fut le cas pendant de trop nombreuses années…
  • optimisation de la gestion du personnel : affectation et recrutement par l’analyse des compétences, non-remplacements systématiques des départs,…

Pour quels résultats ?

  • En matière de dépenses de personnel, l’objectif de maintenir à 2,5% l’évolution de la masse salariale est largement atteint, puisque le taux a été ramené à 1,7%. 10 emplois ont été ainsi supprimés principalement par le non-remplacement des départs. Nous avons dans le même temps déprécarisé près de 40 agents et remis à plat un système de primes opaque et injuste.
  • Le niveau des dépenses courantes a diminué pour être été ramené à celui de l’année 2002.
  • Les dépenses de fonctionnement n’ont pas augmenté de 2009 à 2013.
  • L’autofinancement est maintenu.
  • 70 % des investissements du mandat ont pu être mis en œuvre sans recours à l’emprunt,

Cette transition importante dans le fonctionnement des finances communales s’est faite en réinterrogeant constamment nos modes d’action. Les progrès enregistrés sont significatifs et l’évolution de la situation dans les années futures dépendra largement de notre possibilité à développer cet effort.


Note de bas de page

[1] Les collectivités sont notées par les banques suivant leur gestion et leur capacité à rembourser d’eventuels emprunts. Dans le cadre des emprunts pour le réseau de chaleur, une banque nous a décerné la note de 19/20 et une autre 1/7 (1 étant la meilleure note au regard du risque pris par la banque), nous permettant d’accéder à des taux très avantageux.
A noter également que nous avons pu lever grâce au sens et à la portée de nos actions, un prêt d’1 M€ de la part de la NEF, banque éthique et solidaire, suivant là aussi des taux très intéressants.

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